La crèche vous attend

           Depuis ce mercredi, la crèche de l’église Saint Fiacre de Berviller est terminée. Elle n’attend plus que l’enfant Jésus et les visiteurs. Comme chaque année, les deux bénévoles qui l’ont réalisée y ont mis tout leur cœur et leur savoir de bricoleur. Même si elle n’est pas répertoriée sur la « Route des crèches », elle n’en est que plus jolie cette année. et vous pourrez la visiter tous les jours à partir de 11heures  jusque fin janvier.

L’association du monument de l’Europe, un exemple d’entente et de paix

        En cette fin d’année, l’association du monument de l’Europe de Berus avait choisi la salle communale de Rémering pour y tenir la traditionnelle réunion de ses membres sous la forme d’assemblée générale. Quatre-vingt personnes, des deux côtés de la frontière, avaient répondu à l’invitation du président Kurt Schoenen.

       Gilbert Hardt, maire de Rémering, a salué l’ensemble des participants, les a remercié d’être venus aussi nombreux et pour la chaleureuse ambiance qui règne entre eux.

        Gilbert Wéber, maire de L’Hôpital et Bernd Gillo, maire de Überherrn ont pensé que si l’entente qui règne sur notre frontière pouvait être un exemple pour le reste de l’Europe, tous les problèmes se règleraient facilement.

        Le président Kurt Schoenen a jeteé un regard en arrière sur 2018 et rappelé les diverses activités et festivités réalisées au cours de l’année écoulée. Un coup d’œil vers 2019 et les élections européennes et communales en Allemagne et vers 2020 où le « Denkmalverein » fêtera ses 50 ans d’existence. « Ce sera une grande fête qui ne pourra avoir lieu que dans l’enceinte de l’ancienne station d’Europe N°1. Pour clore mon allocution, je vous souhaite à tous la Paix, mais aussi la paix partout en Europe. Pour cela il faut tout faire pour que l’amitié franco-allemande demeure et grandisse car sans elle rien n’est possible. » Avec le trésorier Helmut Bulle, il a alors remis un cadre avec le monument de l’Europe au maire de Rémering et invité les membres à déguster une excellente choucroute préparée par la commune de Rémering.

Lutte contre les cambriolages

Suite à la recrudescence des cambriolages dans le village au cours des dernières semaines, la commune a organisé une réunion des habitants, en collaboration avec la gendarmerie de Creutzwald. Pendant plus d’une heure, le lieutenant Cao Van Magalie et le gendarme Iwankowski Alexis ont prodigué des informations et des conseils pratiques pour éviter les cambriolages. Ils ont également répondu aux questions des nombreux participants.
Quelques points importants pour lutter contre les cambriolages :
· Gagner du temps : les malfaiteurs doivent aller vite ; donc tout ce qui peut les ralentir est positif.
· La visibilité : les cambrioleurs aiment travailler dans la pénombre. Installez des projecteurs extérieurs qui s’allument au passage d’une personne ou des lampes intérieures déclenchées par minuterie.
· Le bruit : Les voleurs opèrent en silence. Une alarme sonore extérieure les mettra en fuite.
Cette réunion, utile et très intéressante, a été appréciée par tous les participants.

 

L’Europe se rencontre à Berviller


Dans quelques jours, aura lieu la rencontre entre les villages de Berviller et Berus sur les hauteurs de Berviller. La croix de Lorraine, situé sur la frontière au point culminant de la commune, a été, ce week-end, le lieu où quelques Bervillérois, dont le maire,Christine Thiel, ont accueilli une trentaine d’Italiens de l’association du cercle des amis italo-allemands accompagnés du consul honoraire d’Italie, Calogero Gangi et de Kurt Schoenen, président dd l’association du monument européen de Berus.
Après quelques mots de bienvenue de Mme le maire, elle a invité tous les présents au verre de l’amitié, un kir-mirabelle, apprécié par tous, surtout par les dames qui ne connaissaient pas cet apéro. Après d’amicales discussions et des échanges fructueux, nos amis italiens sont retournés vers le monument des grands européens où Bernd Guillo, le maire de Überherrn les a rejoints. Au pied du monument, leur cuisinier avait préparé un choix de spécialités italiennes qui ont permis à tous de se restaurer et se désaltérer. Ce n’est que tard dans la soirée que ces nouveaux amis d’une Europe unie et fraternelle se sont séparés en se promettant de reconduire chaque année ces rencontres.

La fontaine de Fayacle en cours de rénovation

Tous le monde la connaît mais très peu pourraient la nommer par son véritable nom : « La fontaine de Fayacle ». Au fond de la rue de la fontaine, elle jaillit depuis des siècles sans jamais avoir été à sec. Chacun y a déjà puisé de l’eau pour laver sa voiture ou arroser ses plantes par temps de pénurie ou tout simplement pour se désaltérer. Déjà au temps du roi Louis XV, elle diffusait ses bienfaits et on se disputait la propriété de son eau. (cf. Le RL du 30 août 2009 : « Quand le curé de Berviller était accusé de détournement »)
Après 1862 et la construction de la fontaine-lavoir dans le centre du village, la fontaine Fayacle prit le nom de « fontaine du bas » par opposition à la « fontaine du haut » pour le nouveau lavoir. Elle se trouvait au bord du chemin et était formée de deux longues auges dans lesquelles, les propriétaires de vaches et de chevaux menaient désaltérer leurs bêtes. Sur l’un des bacs était fixée une longue planche qui permettait aux ménagères de laver leur linge.
Lors de la réalisation du réseau d'eau potable, le service du génie rural posa une condition sine qua non pour que les travaux soient subventionnés : destruction de la fontaine lavoir. Les énormes auges de la « fontaine du bas » ont connu le même sort. Quel gâchis ! Heureusement, on a capté la source et elle a continué à s’écouler par de simples tuyaux, peu esthétiques pour l’œil.
La rénovation est pratiquement terminée
À l’initiative de Claude Collas, amateur de vieilles pierres et de belles choses qui insiste depuis plusieurs années pour l’embellissement de la fontaine, quelques amateurs bénévoles ont décidé de le suivre. Tous sont membres de l’association Arc-en-Ciel qui a financé les matériaux nécessaires à la rénovation. Pendant que certains travaillaient sur place, d’autres construisaient l’auge ou fabriquaient le coq qui rehausse la fontaine. N’oublions pas de signaler que des amis de la commune de Berus ont participé à la rénovation. Après de nombreuses palabres et de tergiversations, il ne restera plus qu’à placer un banc et planter quelques fleurs au printemps pour que la fontaine de Fayacle retrouve un nouveau et agréable visage.

Travaux sur la D63B

En circulant sur la départementale D63B, entre les deux entrées vers Berviller, des travaux étaient signalés. À part un ou deux ouvriers, parfois visibles sur les bas-côtés, rien ne laissait deviner ces travaux. Cependant ils avaient bien lieu, mais cela se passait en contre-bas de la route ou sous celle-ci. Les ruisseaux « Dorbach » et « Weissbach » confluent en cet endroit et passent sous la D63B par une énorme buse métallique bétonnée.

L’UTR de Boulay (Unités Territoriales Routières), anciennement DDE, qui veille à la sécurité et à l’entretien de ces ouvrages a jugé nécessaire de procéder à la réparation de la buse métallique par bétonnage du radier, des perrés et des accotements. Les travaux ont été confiés à l’entreprise SETHY de Metz. Après quelques semaines voilà donc l’ouvrage sécurisé et ses abords nettoyés, pratiquement sans aucune gêne pour la circulation. Les deux petits ruisseaux pourront même beaucoup grossir en hiver et s’écouler sans problème .

Que va devenir l’émetteur Europe 1 ?


La commune d’Überherrn vient d’acquérir le bâtiment et les dépendances de l’émetteur Europe N° 1 avec une superficie totale de 23 hectares.

Rappelons nous qu’en 1954, on installa sur la hauteur nommée " Sauberg ", à 367 m d'altitude, le poste émetteur français Europe 1, lequel fut mis en service le 1er janvier 1955. Cette station de radio privée, dont les studios se trouvent à Paris, diffuse avec une puissance de 2000 kW un programme radiophonique en langue française. Avec ses émissions, l'émetteur à grandes ondes (à la fréquence de 183 kHz) atteint des régions très lointaines du sud-ouest de l'Europe, bien au-delà du territoire de la France.
Le hall du poste émetteur, en forme de coquille, qui doit son aspect original à son plafond de béton armé précontraint et à sa façade entièrement en vitrage, était le premier bâtiment de ce type dans le monde (longueur : 82 m, largeur: 43 m, hauteur maximale: 16 rn). Grâce à son caractère unique, l'édifice a été classé monument protégé en 1999.


Questions à M. Bernd Gillo, maire de Überherrn

Le R.L. : Pouvez-vous nous éclairer sur les raisons de cette acquisition par la commune de Überherrn ?
M. Gillo : Lorsqu’on nous a communiqué que l’émetteur Europe 1, construit en 1954/55, qui a commencé a émettre en 1955, et qui maintenant 60 ans plus tard, donc en 2015, a arrêté d’émettre, il était clair pour nous, que ce bâtiment unique ne pouvait dépérir et devait être transmis à la postérité. Ces terrains avec ses bâtiments et ses annexes qui n’étaient pas seulement un emblême et un objet d’identification pour les villages de Berus et Felsberg, aujourd’hui commune de Überherrn, mais aussi un précieux témoignage de leur évolution économique, ont maintenant un nouveau propriétaire. Cela représente pour nous, un énorme défi.

Le R.L. : La commune de Überherrn peut-elle relever seule ce grand défi ?
M. Gillo : Le prix d’acquisition de l’émetteur, des bâtiments annexes et des terrains est de 120 000 € sur lesquels il y aura 50 % de subventions du ministère de l’intérieur.
Ceci n’est pas uniquement un projet de la commune d’Überherrn mais de l’ensemble de la région. Il faut que cela soit clair pour tout le monde que cet objet et ce projet qui peuvent se développer ici, ne peuvent être supportés par la seule commune d’Überherrn. Un grand nombre de participants doivent intervenir ici pour conserver ce chef-d’œuvre dans le futur.
Le hall de l’émetteur à la forme d’une coquille saint jacques ouverte dont il n’existe qu’un seul exemple : l’arène sportive de Raleigh en Caroline du Nord, aux USA. Le bâtiment d’Europe 1, qui était en son temps si inhabituel et futuriste, fait partie aujourd’hui des plus importants monuments techniques de la Sarre et de la région.


Le R.L. : Que va donc devenir l’émetteur d’Europe 1 ?
M. Gillo : Il s’agit pour nous, de mettre sur pied un projet qui tienne la route et qui retiendra assez d’attention et montrera assez de doigté en vue d’une prudente utilisation d’un tel ambitieux dessein. Une difficulté de notre travail est le développement sur place car l’emplacement qui est, comme nul autre, prédestiné à représenter l’Europe, se situant dans les environs immédiats du monument de l’Europe et reflétant l’histoire à la frontière franco-allemande.

Le R.L. : Quels seront les contenus de ce projet ?
M. Gillo : Pour mettre sur pied un concept valable et complet, il nous faudra bien une année. Ce concept devra intégrer des études de faisabilité, conception d’utilisation, recherches structurelles et documentaires, entretien de monument, nouvelles techniques énergétiques, planification et modification de construction…
Il en résulte quelques exemples : Centre artistique et culturel à l’intérieur et à l’extérieur, centre de congrès avec propositions de foires, propositions sportives, parc d’attraction, centre d’escalade, gastronomie événementielle, halle de spectacles, musique, danse, concert, opéra, centre de création, électrotechniques, techniques télévisuelles, etc…
Ces propositions ne sont qu’un petit échantillon et peuvent être élargies à volonté car nous ne sommes qu’à l’origine.

Pour terminer notre entretien, M. le maire déclare : Le passé et les liens avec nos voisins franco-lorrains sont un point important en ce lieu. Le bilinguisme et la particularité du franchissement bilatéral de la frontière découle de la proximité  de celle-ci d’ailleurs toute proche de cet élément d’identification unique. Quel défi pour nous tous ! Les grandes choses commencent souvent à petite échelle, aussi prenons-les à bras le corps. L’avenir nous appartient.
Nous aurons toujours une oreille attentive pour toutes les bonnes propositions car nous n’en sommes qu’au début.
 


On n'a pas tous les jours 100 ans

Jeanne Losson est née le 27 juillet 1916 et la famille a décidé de fêter dignement cet anniversaire exceptionnel en invitant un grand nombre d’amis à la salle communale. La jubilaire qui a encore toute sa tête et une excellente mémoire mais quelques difficultés à marcher, accueille les invités, confortablement installée dans sa chaise roulante.
Mme le maire étant obligée de s’absenter en dernière minute pour raison familiale, c’est son adjoint Christian Losson, petit-fils de la jubilaire, qui résume la vie de sa grand-mère et en fait l’éloge : « Comme le disait Coco Chanel, personne n’est jeune après 40 ans, mais on peut être irrésistible à tout âge. C’est tout à fait son cas, déclara Christian.» Cynthia Lorang, conseillère municipale a remis à Jeanne un diplôme de citoyenne d’honneur de la commune.
Jeanne est née à Carling et c’est dans cette ville qu’elle unit sa destiné à celle de Charles Losson le 11 avril 1936. De leur union sont nés trois enfants : Joseph, Gaston et Jeanne-Thérèse décédée en 2004. Au fil des ans, elle acquiert de nouveaux grades : grand-mère, arrière grand-mère, et même arrière-arrière grand-mère.
En 1939 Jeanne connaîtra avec les habitants de Carling, l’évacuation dans la Vienne à Jazeneuil mais reviendra s’installer avec sa petite famille à Carling, 26 rue des jardins, en 1940. En 1978, leur maison est atteinte par la catastrophe du « Schlamm ». La cave a été engloutie et la maison envahie par 1,50 m d’eau et de boue de cendre provenant de la rupture de la digue du bassin de décantation de la centrale Emile-Huchet.
Jeanne aura la douleur de perdre son époux en 1982. Elle viendra s’installer chez son fils Gaston à Berviller en 2001. Elle se tient au courant de tout ; elle écoute la radio le matin et regarde chaque jour les informations à la télé. Elle est la doyenne du village depuis 2009. « Depuis mon 93ème anniversaire, je vous ai attendu chaque année parce que vous m’apportiez toujours un merveilleux bouquet de fleurs. A force d’attendre, me voilà arrivée à 100 ans. Je continuerai à attendre pour battre le record de Nicolas Haas, a déclaré Jeanne. »
Berviller a déjà eu l’honneur de fêter l’anniversaire d’un centenaire en décembre 1957. Il s’agissait de M. Nicolas Haas qui est décédé dans sa 104ème année.

50 ans du monument de l’Europe et médailles européennes.

Malgré la petite pluie qui s’était mise à tomber ce samedi 2 juillet, un grand nombre de personnes s’était rassemblé au pied du monument de l’Europe à Berus vers 10h30. Ils étaient là pour participer à l’anniversaire du premier coup de bêche, donné par Konrad Adenauer en personne, pour sa construction, il y a 50 ans.
M. Kurt Schönen, président de l’association du monument de l’Europe, a salué tous les présents et les nombreuses personnalités venues des deux côtés de la frontière. Après le président, le ministre chef de la chancellerie fédérale Peter Altmaier et le consul général italien Maurizio Canfora ont pris la parole. Tous les trois ont rappelé les difficultés de la création de l’Europe et la grande idée de paix qui en a résulté. « La paix est notre bien le plus cher et le but à atteindre le plus important et il ne faudrait jamais la mettre en jeu. Si jamais l’Europe venait à disparaître, nous serions tous perdants. Elle a besoin, aujourd’hui, d’hommes d’état et non d’hommes qui se fient au hasard.»
« L’Europe doit prendre, maintenant, une décision claire et nette, la manifester fermement et agir en conséquence avec la Grande-Bretagne comme partenaire mais plus comme membre des Etats-Unis d’Europe. »
En souvenir des trois grands Européens : Robert Schuman, Alcide de Gasperi et Konrad Adenauer, des gerbes ont été déposées sur la plate-forme du monument, au pied de la plaque où figurent leurs noms pendant que Helmut Bulle junior, fils du constructeur, jouait l’hymne européen à la trompette.
Les élèves de la classe bilingue de l’école « am Warndtwald » de Überherrn ont eux aussi fait l’éloge de l’Europe, de la paix et de l’amitié entre les peuples. Ils ont laissé s’envoler vers le ciel, 99 ballons bleus, symbolisant l’Europe et l’entente qui doit grandir et s’élever.
Suite a cette cérémonie, tout ce monde s’est retrouvé à la mairie de Überherrn où était prévue une réception au cours de laquelle la médaille de l’Europe de l’association du monument a été remise à deux personnes qui se sont distinguées de façon particulière en faveur de l’entente et de l’amitié au cours de rencontres et d’activités transfrontalières : Engelbert Roth de Berus et Eugène Hoen de Berviller. Leurs éloges ont été prononcé par Bernd Gillo,maire de Überherrn et Christine Thiel, maire de Berviller. Un vin d’honneur a été servi à l’issue de la cérémonie.

Un homme périt dans l'incendie de sa maison


> La rue principale de Berviller en-Moselle, petite commune située à deux pas de la frontière allemande, est fermée à toute circulation. Une trentaine de sapeurs-pompiers venus de Creutzwald, Boulay, Saint-Avold, Bouzonville et Freyming-Merlebach, sous les ordres de l’adjudant-chef Didier Becker, luttent depuis 21h30, ce dimanche, contre un incendie qui ravage une maison d’habitation. La grande échelle est déployée et une équipe s’évertue à attaquer le brasier par le toit. Son objectif est de contenir le feu pour éviter qu’il ne se propage aux logements voisins.
> > Pendant ce temps, des hommes tentent de pénétrer dans la maison et progressent difficilement vers les étages. Quand soudain, au second niveau, dans une chambre, ils découvrent le cadavre d’un homme, le propriétaire des lieux. Son épouse, qui vit dans l’appartement d’à côté, est saine et sauve. Elle a pu sortir à temps de chez elle. Aussitôt, les gendarmes de la compagnie de Boulay, sous les ordres du commandant Derasse, figent la scène, le temps que les techniciens d’identification criminelle puissent chercher les moindres indices susceptibles d’expliquer ce qui vient de se passer.
Incendie volontaire ?
> > Dans la rue, les habitants du village se sont rassemblés devant la bâtisse. « J’ai entendu comme un feu d’artifice », raconte ce septuagénaire. « J’ai couru dehors et j’ai vu des grandes flammes qui sortaient de la maison. » Sa fille, qui l’accompagnait, n’en revient pas : « C’est comme s’il y avait de la dynamite sur le toit. Les tuiles explosaient. »
> > Les commentaires vont bon train et chacun tente d’apporter un début d’explication. La victime, tout le monde la connaît à Berviller-en-Moselle. Un sexagénaire allemand installé depuis des lustres avec son épouse dans cette commune. « Je ne pense pas qu’ils aient des enfants », glisse une dame. « En revanche, il semblerait que plus rien n’allait entre eux. Ils étaient en instance de divorce et lui, dans des moments d’égarement, menaçait de mettre le feu à sa maison. » Un père de famille décrit ce couple comme des gens « sans histoires, discrets. Ils vivent ici depuis si longtemps qu’ils font partie du paysage. »
> > Pour l’heure, rien ne vient confirmer ou infirmer la thèse de l’incendie volontaire. Le feu a été circonscrit aux alentours de 22h45. Les gendarmes ont ouvert une enquête. Celle-ci permettra de comprendre ce qui s’est passé.

> Romuald PONZONI.

De près ou de loin vers Sainte Oranne

Depuis une éternité, on vient de près ou de loin, de part et d’autre de la frontière pour prier, chanter, méditer à la chapelle Sainte Oranne.
Ce lundi matin, 21 septembre, dans la fraîcheur mais sous le soleil, les fidèles arrivent en procession de Felsberg, de Altforweiler ou de Berus, pour se diriger vers la chapelle. Les enfants de chœur et les autorités religieuses, en tête de chacun des cortèges, sont suivis des pèlerins en prière. D’autres pèlerins viennent également à pied, de Oberdorf, Tromborn, Rémering ou Berviller, la proche Lorraine. Mais tous ont rendez-vous à 10 heures pour une messe solennelle célébrée en l'honneur de la sainte. Bientôt une marée humaine a trouvé place à proximité de la chapelle où un autel a été dressé en plein air, sous les arbres, à l'abri d'une grande toile orange. La messe solennelle est concélébrée par une quinzaine de prêtres et diacres. Les chorales des paroisses de Felsberg, Berus et Altforweiler et quelques membres des musiques de Berus et Überherrn rehaussent la solennité de l'office. C'est une assistance recueillie qui participe aux chants et aux prières dont certaines sont dites en français. Comme tous les ans, la cérémonie s'achève par le chant à Sainte Oranne (Orannalied) entonné par les centaines de fidèles présents à l'office. La commune de Überherrn a prévu 500 places assises et pourtant un très grand nombre de personnes sont restées debout. L'après-midi, à la chapelle, un office avec bénédiction sacramentelle a été célébrée en l'honneur de la sainte.

Où est passé le Christ ?


L’autre jour, au cimetière, quelques personnes ont été surprises de constater que le Christ n’était plus sur la croix du monument aux morts. « Aurait-il été volé ? fut leur première pensée, il faudra se renseigner à la mairie ! »
Ne soyez plus étonnée, chers visiteurs, ce n’est que le jour de l’ascension qu’a lieu l’élévation de Jésus-Christ au ciel or celui-ci est passé et personne n’a volé le Christ, il était trop bien fixé à la croix ! Il est tout simplement parti en restauration car il commençait à rouiller sérieusement et il reviendra prendre sa place dès que la rénovation sera achevée.

Le Christ est remonté sur sa croix

Après avoir quitté sa croix (cf. Le R.L. du 27 août 2014),on s’est rendu compte que le Christ était bien malade et excessivement rouillé. Mme le maire lui a trouvé un bon samaritain, M. Thierry Borowski de Creutzwald qui a mis, bénévolement, tout son savoir-faire au service du « patient ». Un sablage salvateur et l’application de différentes couches de peinture appropriée lui permettront de rester longtemps en croix avant de redescendre.
On a choisi le samedi 27 septembre pour lui redonner sa place. En cette fin de journée, le Christ est donc remonté sur la croix du monument aux morts. Quelques hommes forts et M. Matecki et son tracteur l’y ont bien sûr aidé. Après une demi-heure d’effort, le crucifié avait retrouvé son emplacement et brillait dans le soleil couchant. Chacun pourra, lors d’un passage au cimetière, apprécier la qualité du travail effectué par M. Borowski.

Les pommes de l'hiver

Le poème de Maurice Carême « La dernière pomme », convient très bien pour ce pommier ; il suffit de le mettre au pluriel : Les dernières pommes. Allons-nous tomber, ne pas tomber ? Se disent les dernières pommes. Nous avons résisté aux vents d'automne, aux pluies, aux premières gelées. Il ne faut pas que nous abandonnions nos fidèles amis, les oiseaux. Allons-nous tomber, ne pas tomber ? Il y va de notre cœur de pomme. Nous sommes d'or rouge et de miel jaune comme une lune à son lever et nous éclairons tout le pommier. Non, non, oiseaux, nous nous cramponnons, nous attendrons l’hiver pour tomber.